Les Légendes de Paris - Expérience 360

Les Légendes de Paris

Série en Réalité Virtuelle 

Avec le soutien du CNC

Note d’intention des auteurs

Suite à de nombreuses recherches sur les mystères qui entourent les Légendes de la capitale, nous avons découvert que l’origine de beaucoup d’entre elles était méconnue.

Le nombre important de ces mythes urbains, fait de Paris une ville encore plus mystérieuse que nous pouvons l’imaginer.

Paris offre de nombreux monuments et lieux historiques dont la plupart ont été les témoins des us et coutumes de leurs époques respectives. En comprenant ces us et coutumes et en les replaçant dans leurs contextes, ce projet tente d’expliquer l’origine des Légendes.

Elles ont souvent pris racine dans les croyances et les superstitions ancrées dans les mentalités et étaient très populaires. Mais, bien qu’empreinte de ces croyances, l’origine de certaines légendes a aussi une explication concrète.

Par le biais des intrigues, le spectateur qui suivra le romancier, visitera ces époques et les contextes qui ont vu naître ces légendes. Il pourra mieux les appréhender et arbitrer, entre fait divers et affabulation, entre rumeur et fait historique.

Car chaque mystère relaté par «Les Légendes de Paris», a toujours au moins un élément tangible qu’on peut relier a un fait historique avéré.

L’environnement virtuel immersif comprendra des prises de vues réelles (décors réels et vrais acteurs) et des images de synthèse (décors virtuels)

Les séquences en prises de vues réelles correspondront à l’époque contemporaine, dans laquelle évolue le romancier dans son enquête.

Les séquences mélengeant prises de vues réelles et images de synthèse correspondront aux diverses époques historiques qui ont vu naître les légendes.

Le point de vue du spectateur changera selon l’action. Il verra une rue contemporaine lorsque le romancier enquête, puis, il verra cette même rue se transformer pour être restituée telle qu’elle se présentait dans le passé de la légende relatée.

Le mystère qui entoure les Légendes stimule l’imaginaire du romancier, et lorsque le spectateur pénètre cet imaginaire, il se retrouve dans les décors historiques qui ont donné lieu aux légendes.

Ces décors seront réalisés à l’aide d’images de synthèse, avec comme base les images réelles de Paris aujourd’hui, pour créer un environnement virtuel le plus fidèle possible à l’époque historique concernée par la légende.

L’utilisation de la 3D dans les «visions imaginaires», se justifient pour différencier les deux types de périodes de la narration (et aussi pour la reconstitution de certains monuments historiques aujourd’hui détruits)

Cette plongée dans l’imaginaire du romancier sera amplifiée par l’immersion en réalité virtuelle, car chaque recoin du décor, chaque protagoniste épié, sera capital au spectateur pour résoudre l’enquête avec le romancier.

L’ambition de ce projet est aussi de donner du plaisir au spectateur pour qu’il soit embarqué dans l’histoire autant qu’il l’est dans le décor.

François Bouille et Nicolas Alberny

ÉPISODE 1 : Le Barbier de la rue Chanoinesse.

  • La légende :

En 1387, une série d’étudiants étrangers disparaissent à Paris. Ils sont victimes d’un barbier fou qui leur tranche la gorge pour le compte d’un pâtissier voisin. Ce dernier, après avoir haché menu leurs corps, réalise dans son laboratoire de succulents pâtés « à la chair délicate » qu’il vend dans son commerce. L’échoppe se situe rue des Marmousets (aujourd’hui rue Chanoinesse) sur l’île de la Cité. L’affaire est éventée grâce au chien d’un client allemand qui hurle à mort plusieurs jours consécutifs en attendant toujours le retour de son maître. Les noms des victimes seraient gravés sur des dalles au fond d’une cour d’un immeuble voisin.

ÉPISODE 2 : Le fantôme de l’Opéra.

  • La Légende

La légende veut qu’un monstre défiguré hante l’opéra Garnier. De mystérieux événements surviennent à la fin du XIXe siècle accréditant cette rumeur : le 20 mai 1986, le grand lustre de la salle se décroche faisant une victime au cours d’une représentation du Faust de Gounod. L’ironie du sort veut que ce spectateur ait été assis à la place N° 13. Un petit rat chute mortellement d’une galerie sur la 13e marche du grand escalier. Un machiniste est retrouvé pendu au bout d’une corde. Une chanteuse nommée Christine Daaé aurait rencontré ce fantôme et noué une relation amoureuse avec lui… Serait-ce parce que l’opéra Garnier est la 13e salle d’opéra construite à Paris?

La légende d’un lac souterrain dans lequel seraient élevés des poissons pour servir de nourriture au fantôme court toujours.

Personnage rendu célèbre par inspiré le livre éponyme de Gaston Leroux publié en 1910, le fantôme de l’Opéra a inspiré aussi le théâtre, le cinéma et de nombreuses comédies musicales.

ÉPISODE 3 : Le Tombeau de la Comtesse Demidoff.

  • La Légende

Une interview du conservateur du Père Lachaise par Adolphe Brisson, parue dans le journal Le Temps en date du 2 novembre 1896, nous éclaire sur la légende de la princesse russe :

« Elle naquit, voilà quelques années, à la troisième page d’un journal boulevardier. On y racontait, en termes mystérieux, dans le style amphigourique des romans feuilletons, qu’une grande dame moscovite, immensément riche, s’était fait enterrer au Père-Lachaise. On décrivait son monument, une colonne surmontée d’un dôme polychrome, et sa chapelle dallée de marbre précieux, et son cercueil en cristal de roche. On ajoutait que la princesse avait déposé son testament chez un notaire de Paris et qu’elle léguait la totalité de sa fortune (approximativement deux millions de roubles) à la personne de bonne volonté qui consentirait, pendant 365 jours et 366 nuits, à s’enfermer auprès de son corps dans la solitude du caveau, et à ne s’en éloigner sous aucun prétexte.

La princesse désirait être veillée sans interruption ; elle ne s’opposait pas à ce qu’on fît à côté d’elle plantureuse chère, à ce qu’on lût des livres amusants. Mais il ne fallait point la quitter d’une seconde. Elle mettait cette condition expresse à ses libéralités. »

Adolphe Brisson termine l’article : « Cette fable, renouvelée de Sheherazade, fut reproduite un peu partout en France, en Europe, en Amérique. Le conservateur a reçu des milliers de lettres lui demandant des renseignements sur la féerique princesse, et s’inquiétant des conditions à remplir pour devenir son héritier. Et l’on continue de lui écrire. »

ÉPISODE 4 : La statue de Baâl-Phégor.

  • La Légende

Les Moab adoraient Baalphégor sur le mont Phégor. Ce dieu démoniaque était autrefois appelé Baalphégor (à ne pas confondre avec le démon Baal). En se mêlant aux Moabites et aux Madianites, les Israélites ont succombé à l’idolâtrie de Baalphégor. Ils lui ont voué un culte et ont participé à des rituels mêlant orgies et sacrifices humains. Ces rites pratiqués en l’honneur de Baalphégor étaient principalement centrés sur la prostitution. C’étaient des rites de fertilité.

Baalphégor est associé à Priapre, dans le sens que les Moab pratiquaient des rites de fertilité, rites qui ressemblaient davantage à de gigantesques orgies de plein air qu’à de simples prières chastes.
Baalphégor apparaît aussi dans le Deutéronome, Psaume et Osée, et le Premier Testament. Il est dit que ses adorateurs lui font beaucoup de sacrifices humains, ce qui a d’ailleurs mis en colère Moïse qui a tué les Moab.

La Légende veut que sa représentation maudite, sous forme de statue, ait été entreposée au musée du Louvre. Tous ses possesseurs auraient péri.

ÉPISODE 5 : Nicolas Flamel, l’Alchimiste.

 

  • La Légende :

Le jeune Nicolas Flamel a vu en songe un ange apparaître et lui présenter un livre à la couverture en cuivre. Il lui dit : « Le livre te semble obscur mais tu y verras ce que nul autre n’aurait su voir. »

Un marchant se présente plus tard et lui présente un livre. Il reconnait le livre d’Abraham le Juif : Secret de la transmutation métalique, un ouvrage en latin qui parle d’alchimie. Il étudie l’alchimie et fréquente les alchimistes.

Mais Flamel n’aboutit pas. Il requiert l’avis de Pernelle, sa femme, et part faire le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. En 1379 il part de St Jacques à Paris la paroisse.

A St Jacques de Compostelle, il ne rencontre personne et se recueille. Sur le retour il fait la connaissance d’un médecin juif alchimiste. Maître Canche. Ensemble ils décryptent les figures d’abraham le Juif. Mais Maître Canche meurt en arrivant à Orléan.

Cependant ce dernier lui a donné les clés pour décrypter les planches du livre.

Le 25 avril 1382 à 5h du soir, il réalise la transmutation du mercure en or avec Pernelle. Opération réalisée 3 fois de suite.

Il devient très riche et aide la communauté toute sa vie durant. Sa richesse étant inexpliquée on les accuse lui et sa femme de sorcellerie et alchimie interdite par l’Eglise.

ÉPISODE 6 : Le Diable Vauvert.

  • La Légende

Ecrit de La Curne

« À Paris, on appelait Vauvert l’endroit où le roi Robert avoit fait bâtir un palais ; mais comme il y avoit beaucoup de carrières aux alentours et que le vent, s’y engouffrant, faisoit un grand bruit, le peuple s’imagina que les diables y revenoient. Saint Louis, pour les en chasser, donna le palais aux Chartreux. (Mén. Dict.) – Depuis ce temps, le diable de Vauvert passa en proverbe :  » Quoy voyant Artile, commença à tempester par le logis, faisant le diable de Vauvert.  » (Nuits de Strapar. II, p. 15.) D’après Borel, il y avoit dans la Chartreuse un puits où plusieurs moines se précipitèrent de désespoir. On fit croire que le diable de Vauvert les y avait jetés. »

« On y entendait des hurlements affreux. On y voyait des spectres traînant des chaînes, et entre autres un monstre vert avec une grande barbe blanche, moitié homme et moitié serpent, armé d’une grosse massue, et qui semblait toujours prêt à s’élancer la nuit sur les passants », affirme l’écrivain Germain-François Poullain de Saint-Foix en 1753.

ÉPISODE 7 : Le Portail de Notre-Dame de Paris.

  • La Légende

Biscornet était un jeune ferronnier très doué au 13è siècle dont le talent était tel que ses ferrures paraissaient moulées. Le jeune ferronnier Biscornet avait été chargé de la décoration des portes latérales de la cathédrale Notre Dame de Paris. Il devait orner les pentures (panneau de fer boulonnés aux ventaux qui possède un nœud qui entre dans un gond et permet ainsi au portail de s’ouvrir).

Biscornet, malgré son génie, fût effrayé et paniqua devant l’importance de la tâche qui lui incombait. Il n’avançait pas dans son travail et craignait pour sa réputation. C’est alors que le Diable en personne se présenta à lui en lui proposant un pacte : Il l’aiderait à réaliser sa mission.

Mais, en échange, le Malin prendrait possession de son âme. Le ferronnier hésita mais son ambition démesurée lui fit accepter le contrat. Alors, qu’il travaillait, il s’endormit. Lorsqu’il se réveilla, les pentures étaient achevées et étaient tout simplement extraordinaires de finesse et de beauté.

Cependant, alors que Biscornet était fier le jour de l’inauguration, les portes ne s’ouvrirent pas. Le seul moyen pour pouvoir les actionner, fut de les badigeonner d’eau bénite et elles s’ouvrirent.

ÉPISODE 8 : Le Fantôme Rouge des Tuileries.

  • La Légende

Cette légende du fantôme des Tuileries vient en réalité de Jean dit l’Ecorcheur, un boucher désosseur, qui vécut au temps de Catherine de Médicis et qui travaillait dans l’abattoir à proximité du palais. Celui-ci aurait été égorgé par un certain Neuville, sur demande de Catherine de Médicis au motif qu’il connaissait plusieurs  secrets de la couronne. Au moment de mourir, il aurait promis à Neuville qu’il reviendrait d’entre les morts. Il ne tarda pas à tenir sa promesse … alors que Neuville s’en retournait pour rendre compte de l’accomplissement de sa mission à la Reine, il sentit derrière lui comme une présence. Il se retourna et découvrit, avec horreur, Jean qui se tenait là, debout, baignant dans son sang.

Le fantôme aurait prévenu l’astrologue de Catherine de Médicis du danger imminent qui la guettait : « La construction des Tuileries la mènera à sa perte, elle va mourir ». Le petit homme rouge hanta les nuits de la Reine jusqu’à sa mort, le 5 janvier 1589 à Blois.

A partir de cet instant et au fil des siècles, le fantôme des Tuileries devint la terreur du palais des Tuileries en annonçant toujours un drame à celui à qui il apparaissait.

Ainsi, en juillet 1792, il apparaît à la Reine Marie-Antoinette, peu de temps avant la chute de la Monarchie. La légende dit que Marie-Antoinette aurait même demandé au Comte de Saint-Germain, magicien de l’époque, de la protéger du fantôme des Tuileries. Les  formules magiques n’y feront rien, le fantôme l’accompagnera jusqu’à sa condamnation à mort en 1793.

Plus tard, en 1815, c’est à Napoléon Ier qu’il apparaît, quelques semaines avant la bataille de Waterloo. Enfin, il apparut en 1824 à Louis XVIII et à son frère le comte d’Artois, quelques jours avant la mort du premier. Les prophéties du petit homme rouge étaient implacables.

Le dernier chapitre de cette légende se passe le 23 mai 1871… en plein insurrection des communards à Paris. Le Palais des Tuileries fut alors incendié pendant trois jours consécutifs. Le feu détruisit la totalité du bâtiment. La silhouette du petit homme rouge fut observée par plusieurs témoins avant de disparaître à jamais dans les  flammes.

ÉPISODE 9 : Le Masque de Fer.

  • La Légende

Le 19 novembre 1703, décède à La Bastille, après 34 années de détention, l’un des prisonniers les plus fameux de l’histoire française : l’homme au masque de fer. La légende s’empare alors de l’histoire. Quelle était l’identité de ce mystérieux prisonnier « toujours masqué d’un masque de velours noir » selon le registre d’écrou de la prison ?  Tout d’abord incarcéré à la forteresse de Pignerol, puis la prison Sainte Marguerite de Lérins et à La Bastille, il est placé sous la garde vigilante d’un ancien mousquetaire, le marquis de Saint-Mars. La rumeur prétend qu’il pouvait s’agir du frère jumeau de Louis XIV, du surintendant Nicolas Fouquet, de Henri II de Guise, voire de Molière ou de d’Artagnan… Si certaines sources dont le registre paroissial Saint Paul consignent le nom de Marchioly, le mystère de l’identité de l’homme au masque de fer n’est toujours pas élucidé. Cet énigmatique personnage se morfond dans les geôles du Manoir de Paris. Saurez-vous découvrir son véritable visage ?

ÉPISODE 10 : Une nouvelle légende de Paris.

  • L’histoire contemporaine

Vincent un écrivain reconnu rédige un recueil sur les Mythes et Légendes qui entourent la capitale. Il reprend les histoires du passé mais aussi les légendes plus contemporaines. C’est pour cela qu’il s’intéresse de près à la disparition de David, un jeune You Tubeur qui avait tout pour lui. Sa disparition semble être étroitement liée à celle de Marie Karellen, disparue 6 ans auparavant.

La rumeur dit notamment sur internet que ces disparitions sont le fruit d’une malédiction qui touche la famille de Marie Karellen et ses proches.

Vincent en essayant de lever le voile sur cette histoire va faire la connaissance de l’entourage de David. Ensemble, ils parcourront Paris et ses lieux les plus mystérieux, pour comprendre la disparition de David. Mais plus ils avanceront dans l’enquête, plus la raison semblera laisser la place à la superstition.

Entre rumeurs, visions, folie, préjugés, symboles, les protagonistes vont découvrir une histoire, à l’instar des Légendes, invraisemblable mais toujours basées sur des faits tangibles.

Vincent et ses acolytes ne seraient-ils pas en proie à un plus grand mystère ?